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La présidence française de l'Union Européenne: Historique?

La présidence française de l'Union Européenne: Historique?
Hier s'est déroulé le dernier Conseil européen de la présidence française de l'UE.
Avec 3 nouvelles réponses aux problèmes européens.
De une, un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne pour l'Irlande en échange de garanties sur sa fiscalité propre, sur sa loi sur l'avortement et sur la conservation de son commissaire. D'ailleurs il a été conclu que tous les pays membres conserveront un commissaire à la commission européenne..
De 2, le plan de relance européen. Conformément au plan du président de la commission, José Manuel Barroso,1,5% du PIB de l'UE, soit 200 milliards d'euros, devra être consacréà la relance économique tandis que 5 milliards d'euros non utilisés dans les crédits d l'UE ser.ont alloués à l'effort.
Enfin, il y a la question importantissime du plan "énergie-climat". Il a été prévu effectivement de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre et faire 20% d'économies d'énergie, cela à l'horizon 2020. «Il n'y a pas un continent au monde qui se soit doté de règles aussi contraignantes», s'est félicité Nicolas Sarkozy. Pour cela des dérogations (permis à polluer seulement à partir de 2013)ont eu lieu pour l'Italie, l'Allemagne et 10 pays de l'europe de l'est afin de limiter les dégats sociaux et lisser l'effort jusqu'à 2020 pour leur industrie respective, notamment du charbon pour la Pologne.

Bref, un dernier Conseil Européen, qualifié d' "historique" par l'actuel président de l'UE, tout comme sa présidence depuis le 1er Juillet.

Elle a véritablement commencé par l'accord sur l'Union pour la Méditerranée qui engage l'Europe des 27 et les autres pays du pourtour méditerranéen (y compris Israel et Syrie pourtant peu amis...) dans une coopération efficace sur les question d'immigration de transport maritime et de codéveloppement, entre autres.
Au mois d'Août, il y a eu la crise de la Géorgie où en tant que président de l'UE et après le soutien unanime des 27, Nicolas Sarkozy est allé faire signer un premier accord entre les 2 parties, peu efficace certes, et surtout un deuxième accord qui a permis de régler le problème en l'espace de 2 mois. Sur cette question géopolitique d'une telle importance, c'est l'Union Européenne qui a pris pleinement sa part et non les Etats-Unis, comme c'était l'habitude.
La crise financière a été aussi un moyen formidable pour Nicolas Sarkozy de développer toute son énergie, en réunissant d'abord un G4 à Paris, puis un G14 de l'Eurogroupe la semaine suivante et enfin le G27 avec l'Union Européenne. En effet, la présidence française a permis l'unanimité sur la question de la refondation du capitalisme financier et la nécessité, en allant avec le président Barroso convaincre le président Bush aux USA, de réaliser des sommets mondiaux de la Finance.
C'est sans (presque) aucun conteste que l'on peut lui tirer son chapeau sur ces questions.
Par ailleurs, la présidence française a su mettre en route un pacte européen sur l'immigration, conforme aux visées de la France sur l'immigration choisie.
En revanche, à mettre au titre des moins bonnes notes, il y au la question des relations UE-Chine qui se sont dégradées avec le Tibet et un axe franco allemand un peu mitigé avec une Angela Merkel, moins "énergique" que le président français.

Car oui la présidence française a été l'occasion d'un nouveau style des pratiques et des méthodes dans l'UE.
Le calendrier a été bouleversé, les réunions multipliées. Les partenaires ont été rudoyés, à l'instar du président polonais qui se vit refuser le micro : "Quand on est vingt-sept, on prend la parole une fois et pas six fois", a affirmé M. Sarkozy devant la presse. Les dirigeants réticents, mis face à leurs responsabilités : "C'est non négociable ? Prépare-toi à annoncer l'échec." Le tout en faisant fi des procédures. Comme les éternelles habitudes des dirigeants européens de négocier jusqu'au bout de la nuit pour trouver un compromis."Je n'ai pas envie de négocier jusqu'à 4 heures du matin pour trois cacahuètes", a déclaré M. Sarkozy. Du jamais vu.
Par ailleurs sa vision intergouvernementale de l'Union Européenne et son leardership impressionnant a fait quelques victimes: Primo la Commission, vu davantage comme une gardienne des traités qu'une force de proposition même si le président Barroso a suivi Nicolas Sarkozy dans ses déplacements d'ordre européen. Ces 6 derniers mois effectivement, c'est essentiellement la présidence française qui a su proposer et conduire les changements politiques. Il y aussi le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui préside le forum des ministres des finances de la zone euro et l'Espagnol Javier Solana, responsable européen de la politique étrangère. Leur poste doublonne avec celui du président du Conseil européen, dont l'expérience a prouvé qu'il valait mieux qu'il fut fort.

Finalement, de cette présidence, certains acquis sont incontestables. L'Europe a surmonté le traumatisme de l'après-11 septembre 2001, lorsqu'elle s'était déchirée sur la guerre en Irak et le pacte de stabilité. Les crises géorgienne et financière lui ont permis de faire son unité et de croire en elle-même et enfin on ne peut que constater que la France se sent de nouveau chez elle en Europe, après être sortie du jeu à Nice en 2000 et du référendum de 2005.


Une présidence historique?

Antoine

# Posté le samedi 13 décembre 2008 11:07

Modifié le samedi 13 décembre 2008 11:22

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