Un petit article politique pour changer.
Avec les TD d'éco, on avait du lire un livre d'éco donc. Et j'ai lu le capitalisme d'héritiers de Thomas Philippon. Pour info, il a soutenu Royal aux Présidentielles. Ce bouquin met un bon coup de pied dans la fourmilière marxiste. Et il représente bien mes idées. Effectivement, ce bouquin montre que la crise du travail en France, notre chômage et le marasme économique ont pour principal cause les relations sociales conflictuelles.
Contrairement à ce que peuvent dire les libéraux, les Français ne sont pas des fainients on est l'un des pays riches où la valeur Travail a le plus d'importance, les imperfections du marché du travail ne représentent que moins de 30% de notre chomage environ selon des études de chercheurs économistes. Cette étude que révèle l'analyse de Thomas Philippon montre que ce sont bien des relations sociales difficiles qui aboutissent à des blocages dans notre pays. Près de 70% de notre chômage structurel est la conséquence de ce fait.
Prenons un exemple simple de cette causalité. On est dans une PME, le patron et le salarié se connaissent bien et dialoguent. En étant coopératifs, ils sont plus productifs, chacun travaille pour la prospérité de l'entreprise. Et puis l'entreprise croît, des hiérarchies s'installent, une bureaucratie économique également, des barrières psychologiques et sociales se forment entre salariés et patrons. Ces salariés par leur méfiance à l'égard de leur patron sont moins productif, plus conflictuels et cela aboutit à un surcout social et économique, qui limite la croissance de l'entreprise. Cette exemple microéconomique peut être étendu à la société entière. Notre retard en terme de croissance et d'emploi en comparaison de nos partenaires européens vient bien de ce mal. D'ailleurs une étude de chercheurs montre statistiquement la corrélation négative entre relations sociales difficiles et emploi au niveau macroéconomique. C'est un fait.
Voyons un peu le problème des séniors. Notre société souffre d'un faible taux d'emploi des séniors et des départs à la pré retraite fréquents. Pourquoi? les séniors en ont ras le bol de l'ambiance de travail dans leur entreprise. Ils ne demandent qu'une chose: partir le plus tôt possible à la retraite. La voila la vraie crise du travail en France! Des relations de travail malsaines. IL n'est pas étonnant par conséquent de voir notre pays avoir beaucoup plus de mal à réformer ses retraites,pourtant plus que nécessaires, alors que les pays où les relations son saines comme en Suède, les réforment sans que cela soit un problème.
Un scénariste américain avait été interloqué dans une émission de voir les scénaristes français travailler en solitaire. Il expliquait que aux USA, ils travaillaient en groupe ils "coopéraient", et ils étaient bien plus productifs. La coopération et le rassemblement voila les vraies valeurs de réussite et d'avancée.
Quelles sont les causes de ce malaise social?
Un syndicalisme réprimé (le monde syndical non représentatif actuellement est méfiant historiquement et refuse naturellement le dialogue même s'ils s'améliorent, car ils ont baigné longtemps dans la philosophie marxiste, méfiance largement renforcé par l'action du patronat au XIX° siècle exemple Carmaux répression des manifestations,...), un capitalisme familial français où les hiérarchies sont closes,la succession est héréditaire, le mérite est peu valorisé et la montée en grade est stigmatisé, méfiance des managers envers les salariés, .....Le modèle wébérien bureaucratique a donc ses limites
Comment réagir?
Remettre au goût du jour l'entente le dialogue, limiter l'intervention de l'Etat dans le monde managérial car les fonctionnaires n'ont pas la compétence, rapprocher le monde de l'université et le monde du travail trop antagonistes, ne plus opposer travail et capital, pour cela par exemple, une politique d'actionnariat salarial qui impliquerait davantage les salariés vers la réussité économique de l'entreprise et la prise en compte par celle ci des revendications salariales,...
.... Marx avait présenté la société sous forme de classes, et il n'avait pas tort surtout à son époque... Mais sa grande erreur fut d'avoir vu le conflit moteur des sociétés comme un aboutissement car la lutte des classes est l'anti solution par excellence de nos problèmes, la méfiance, le conflit sont sources d'inefficacité économique et de chômage. Une société plus rassemblée, plus coopérative, plus unie est une société qui va vers un bien être collectif certain. Voila la vraie révolution des consciences qui doit se profiler désormais.